La formation d’auxiliaire de puériculture

Le métier d’auxiliaire de puériculture s’opère dans une approche globale de l’enfant et prend aussi en compte la dimension relationnelle des soins, ainsi que la communication avec la famille dans le cadre du soutien à la parentalité. L’auxiliaire de puériculture participe à l’accueil, mais aussi à l’intégration sociale des enfants porteurs de handicap, ou atteints de maladies chroniques, ou encore en situation de risque d’exclusion.

L’auxiliaire de puériculture exerce son métier sous la responsabilité de l’infirmier ou encore de la puéricultrice dans le cadre du rôle qui relève de l’initiative de celui-ci, défini par les articles R.4311-3 à 4311- 5 du code de la santé publique relatifs aux actes professionnels et à l’exercice de la profession d’infirmière. Ses activités sont limitées dans le cadre du rôle qui relève de l’initiative de l’infirmier, relatifs aux actes professionnels et à l’exercice de la profession d’infirmier. Il travaille le plus souvent dans une équipe pluri professionnelle et dans des structures sociales ou sanitaires.

L’auxiliaire de puériculture est titulaire du Diplôme Professionnel d’Auxiliaire de Puériculture (DPAP) devenu depuis le 31 août 2007, le Diplôme d’État d’Auxiliaire de Puériculture. Ceci par le décret n° 2007-1301 du 31 août 2007 aux diplômes d’aide-soignant, d’auxiliaire de puériculture et d’ambulancier et modifiant le code de la santé publique. C’est un diplôme d’État qui atteste des compétences requises pour exercer le métier. Ce diplôme s’acquiert à l’issue d’une formation ou par Validation des Acquis de l’Expérience (VAE).

 

Quelques informations sur la formation

La formation d’auxiliaire de puériculture comprend 8 modules, dispensés sous forme de cours magistraux, de travaux dirigés, de travaux de groupe et de séances d’apprentissages pratiques et gestuels. L’enseignement en stage est réalisé en milieu professionnel, que ce soit dans le secteur sanitaire, social ou médico-social, en établissement, et comprend 6 stages. Aussi, la rentrée dans les instituts de formation a lieu la première semaine du mois de septembre ou la première semaine du mois de janvier.

Durant la formation, les élèves bénéficient de congés : 3 semaines pour les élèves débutant une scolarité en septembre et 7 semaines pour les élèves débutant une scolarité en janvier dont 4 semaines en été. D’autre part des dispenses de formation sont accordées aux personnes titulaires du diplôme d’État d’aide-soignant, du diplôme d’État d’auxiliaire de vie sociale ou de la mention complémentaire aide à domicile, et du certificat d’aptitude aux fonctions d’aide médico-psychologique.

La formation d’auxiliaire de puériculture doit aboutir à l’acquisition des huit compétences suivantes validées au cours de 8 modules dont l’accompagnement de l’enfant dans les activités d’éveil et de la vie quotidienne et les parents dans leur rôle éducatif, l’appréciation d’état clinique d’une personne à tout âge de la vie, la réalisation des soins adaptés à l’état clinique de l’enfant, l’utilisation les techniques préventives de manutention et des règles de sécurité pour l’installation et la mobilisation, l’établissement d’une communication adaptée à la personne et à son entourage, l’utilisation des techniques d’entretien des locaux et du matériel spécifique aux établissements sanitaires, sociaux et médico-sociaux. D’autre part, nous avons la recherche, le traitement et la transmission des informations pour assurer la continuité des soins et des activités, mais aussi l’organisation du travail au sein d’une équipe pluri professionnelle.

Le cursus comporte en tout, six stages se déroulant chacun pendant quatre semaines. Ils sont réalisés dans des structures sanitaires, sociales ou médico-sociales. A cet effet, nous avons un stage en service de maternité, un stage en établissement ou service accueillant des enfants malades, deux stages en structure d’accueil d’enfants de moins de 6 ans, un stage en structure accueillant des enfants en situation de handicap ou en service de pédopsychiatrie ou en structure d’aide sociale à l’enfance, et un stage optionnel effectué en fin de formation et organisé en fonction du projet professionnel de l’élève en accord avec l’équipe pédagogique.

La Validation des Acquis de l’Expérience (VAE) est régie par l’arrêté du 16 janvier 2006 relatif aux modalités d’organisation de la Validation des Acquis de l’Expérience pour l’obtention du diplôme professionnel d’auxiliaire de puériculture. Le candidat doit alors justifier de l’exercice d’une activité salariée, non salariée ou bénévole, en rapport direct avec le diplôme d’État d’auxiliaire de puériculture, c’est-à-dire avoir réalisé cumulativement au moins deux activités dans chacun des domaines suivants, en lien avec le référentiel d’activités du métier. Nous comptons à cet effet l’accompagnement de l’enfant dans les activités de la vie quotidienne / l’aide à l’infirmier ou la puéricultrice pour la réalisation des soins, l’observation de l’enfant et mesure des paramètres liés à son état de santé et à son développement, l’entretien de l’environnement immédiat de l’enfant et des matériels de soins et ludiques, le recueil et transmission des informations / l’accueil de l’enfant / l’accompagnement des stagiaires. D’autre part il faut au moins une activité dans le domaine de la réalisation d’activités d’éveil, de loisirs et d’éducation.

Cette expérience doit avoir duré au minimum trois ans (4 200 heures) durant les douze dernières années. Le candidat au diplôme par ce mode d’accès doit, dans un premier temps, déposer un livret de recevabilité de demande de validation des acquis de l’expérience auprès de la Direction Régionale de la Jeunesse, des Sports et de la Cohésion Sociale (DRJSCS). Le candidat déclaré recevable peut suivre un module de formation de 70 heures et /ou un accompagnement avant la présentation devant le jury. Cette formation est dispensée par les instituts de formation d’auxiliaires de puériculture ou des organismes de formation continue agréés. En cas de validation partielle, le candidat dispose de 5 ans pour valider les compétences manquantes. Pour ce faire, il peut opter pour le suivi d’une formation complémentaire dans un institut de formation d’auxiliaire de puériculture ou pour un complément d’expérience.

Le référentiel de compétences pour la validation des acquis de l’expérience est le même que celui de la formation classique. Aussi, les dispenses d’enseignement s’appliquent aux titulaires du Diplôme d’État d’Auxiliaire de Vie Sociale ou de la mention complémentaire aide à domicile, aux titulaires du Diplôme Professionnel d’Aide-Soignant, et aux titulaires du Certificat d’Aptitude aux Fonctions d’Aide Médico-Psychologique.

 

Durée de la formation

La formation d’auxiliaire de puériculture se prépare en 10 mois. La formation, payante et comprenant une partie théorique et des stages pratiques, est ouverte aux personnes de 17 ans au moins, sans condition de diplôme. La future auxiliaire de puériculture doit réaliser 24 semaines de stages soit 6 stages de 4 semaines chacun : 2 stages en structure d’accueil d’enfants de moins de 6 ans, 1 stage dans un service de maternité dans un hôpital ou clinique, 1 stage dans un établissement accueillant des enfants malades, 1 stage dans une structure libre en corrélation avec le projet professionnel de la future auxiliaire de puériculture, et 1 stage dans une structure accueillant des enfants en situation de handicap ou à l’aide sociale à l’enfance ou en pédopsychiatrie (pouponnière, MAS maison d’accueil spécialisée, centre de convalescence…).

Durant le stage, l’élève auxiliaire effectue 35 heures hebdomadaires de travail. Elle est intégrée dans les roulements. Elle peut aussi bien travailler de jour comme de nuit. Les stages durant la formation ne sont pas rémunérés.

 

Ce qu’il faut savoir

L’auxiliaire de puériculture réalise des activités d’éveil et des soins visant au bien-être, à l’autonomie et au développement de l’enfant. Son rôle s’inscrit dans une approche globale et prend en compte la dimension relationnelle des soins ainsi que la communication avec la famille dans le cadre du soutien à la parentalité. L’auxiliaire de puériculture participe à l’accueil des enfants et à l’intégration sociale d’enfants porteurs de handicap, atteints de maladies chroniques ou en situation de risque d’exclusion.

L’auxiliaire travaille le plus souvent dans une équipe pluri-professionnelle et dans des structures sanitaires ou sociales, en collaboration et sous la responsabilité de l’infirmier ou de la puéricultrice. Aussi, avoir le goût du contact et le sens de l’écoute figurent parmi les qualités nécessaires au métier d’auxiliaire de puériculture. Celui-ci doit également savoir travailler et s’organiser au sein d’une équipe pluri-professionnelle. Il participe à la surveillance des enfants et sait discerner le caractère urgent d’une situation de soins pour alerter les personnels soignants. Participant à l’accompagnement des parents dans leur rôle éducatif, il établit une communication adaptée à l’enfant et son entourage. La maîtrise des protocoles d’entretien des locaux et du matériel est également nécessaire.

L’auxiliaire de puériculture a la possibilité de changer de fonction et de travailler auprès des adultes en passant le diplôme d’aide-soignant, chargé de l’hygiène, du confort et de l’alimentation des patients adultes. Des passerelles sont également possibles vers le métier d’aide médico-psychologique et éventuellement d’éducateur de jeunes enfants.

Après 3 années d’exercice il peut également se présenter aux épreuves de sélection pour l’entrée dans un institut de formation en soins infirmiers. Environ 60.000 auxiliaires de puériculture exercent en France, dont 99% de femmes, et ce en établissement sanitaire, social ou médico-social, ou encore dans des structures d’accueil d’enfants de moins de six ans. C’est-à-dire en maternité, en centre de Protection Maternelle et Infantile (PMI), en structure d’accueil (crèche, halte-garderie, pouponnière…).

Après le diplôme d’auxiliaire de puériculture, il est possible de s’orienter vers une formation d’éducateur de jeunes enfants. Après 3 ans d’expériences professionnelles, l’auxiliaire de puériculture peut se présenter aux concours d’entrée en Institut de Formation en Soins Infirmiers. Le diplôme d’auxiliaire de puériculture ne fait pas l’objet d’une réglementation européenne spécifique mais relève des directives dites du système général. Les ressortissants de l’Union européenne titulaires de ce type de diplôme peuvent obtenir une attestation d’aptitude aux fonctions d’auxiliaire de puériculture auprès du Préfet de région. Pour exercer en tant qu’auxiliaire de puériculture au sein d’un Etat de l’Union européenne, vous devez prendre contact avec les autorités compétentes de l’Etat membre où vous souhaitez vous installer, afin d’obtenir la reconnaissance de votre diplôme. Certains états exigent des documents certifiant la validité de votre diplôme, le ministère chargé de la santé peut vous délivrer une attestation à faire valoir auprès des autorités compétentes de l’état membre où vous souhaiter vous installer.

Il est important de noter le caractère indispensable de remplir un formulaire pour obtenir un maximum d’informations concernant tous les détails au sujet de la formation.

 

Salaire de l’auxiliaire de puériculture

Le salaire varie selon le secteur d’activité, la convention collective, l’ancienneté et la fonction exercée. En établissement hospitalier publique, les auxiliaires de puériculture ont strictement la même grille indiciaire que les aides-soignants. La carrière se déroule sur trois grades : auxiliaire de puériculture de classe normale avec un salaire variant entre 1435,39 euros et 1708,58 euros, auxiliaire de puériculture de classe supérieure avec un salaire variant entre 1440,02 euros et 1815,07 euros, et auxiliaire de puériculture de classe exceptionnelle avec un salaire variant entre 1504,85 euros et 1991,03 euros.

Le deuxième grade du corps des auxiliaires de puériculture (classe supérieure) est accessible au fonctionnaire de classe normale parvenu au 5e échelon de son grade après au moins 6 ans de services effectifs dans leur grade. Quant au troisième grade du corps des auxiliaires de puériculture (classe exceptionnelle), il est accessible au fonctionnaire de classe supérieure justifiant d’au moins 2 ans d’ancienneté dans le 6ème échelon et comptant au moins 5 ans de services effectifs dans leur grade.

En toute fin de carrière, les fonctionnaires qui ne peuvent plus gravir les échelons, peuvent accéder à l’échelon spécial, qui est le niveau ultime et réservé au grade de classe exceptionnelle. Son accès est encadré par des conditions strictes. En effet, le nombre d’agents pouvant bénéficier de l’échelon est limité. Si le ratio d’effectif de professionnels en échelon spécial est atteint, l’auxiliaire de puériculture ne peut gravir ce dernier échelon. L’auxiliaire de puériculture doit aussi avoir minimum 3 ans d’ancienneté au 7ème échelon. D’autre part, la Commission paritaire administrative de l’établissement public est saisie pour avis, afin de déterminer la valeur professionnelle de l’agent, ainsi que son expérience au cours de sa carrière.

Leave a Comment

Your email address will not be published. Required fields are marked *