La formation d’ambulancier

Formation d'ambulancier

Le métier d’ambulancier consiste à transporter les malades, les personnes âgées, les handicapées, ou encore les blessés. L’ambulancier est formé à la surveillance des patients, et à éventuellement pratiquer les techniques de réanimation telles que la respiration artificielle, le massage cardiaque, la défibrillation et bien d’autres. A cet effet, il se doit de maîtriser tout le matériel de secours d’urgence, de respecter les protocoles d’hygiène et de savoir prendre les principales constantes vitales.

Dans cette profession, il est important de savoir observer, communiquer avec le patient, l’équipe et les professionnels de santé. Les conditions de travail peuvent parfois s’avérer difficiles avec le travail de garde la nuit, ou encore la manipulation de charges lourdes. Il faut parfois faire face à des situations d’urgence dramatiques qui demandent une bonne condition physique, du sang froid, ainsi qu’une formation d’ambulancier digne de ce nom.

 

Quelques informations sur la formation

Formation d'ambulancierDe nos jours, pour accéder au statut d’ambulancier, le futur professionnel se doit de passer des épreuves de sélection dans un centre de formation d’ambulancier. Afin de se présenter à ces épreuves, la personne doit s’être préinscrit dans la formation, disposer d’un permis de conduire conforme à la réglementation en vigueur et en état de validité, fournir l’attestation préfectorale d’aptitude à la conduite d’ambulance après examen médical effectué dans les conditions définies à l’article R. 221-10 du code de la route, fournir un certificat médical de non-contre-indications à la profession d’ambulancier délivré par un médecin agréé (certifiant l’absence de problèmes locomoteurs, psychiques, ou un handicap incompatible avec la profession tel que visuel, auditif, ou l’amputation d’un membre et autres), fournir un certificat médical de vaccinations conforme à la réglementation en vigueur fixant les conditions d’immunisation des professionnels de santé en France.

Généralement, aucun diplôme n’est exigé pour se présenter aux épreuves de sélection. Les épreuves de sélection comprennent une épreuve d’admissibilité (comportant un stage de découverte de la profession s’étalant sur 140 heures et une épreuve écrite) et une épreuve orale d’admission. L’épreuve écrite est notée sur 20, et comporte un sujet de français et un sujet d’arithmétique.

Le sujet de français est du niveau du brevet des collèges et est censé permettre au candidat de partir d’un texte de culture générale d’environ une page maximum portant sur un sujet d’actualité d’ordre social et sanitaire, de dégager les principales idées du texte et de commenter les aspects phares du sujet traité sur la base de maximum deux questions. Cette partie est notée sur 10 points et a pour objectif d’évaluer les capacités du candidat à la compréhension et l’expression écrite. Une note égale ou encore inférieure à 2,5 est éliminatoire.

Le sujet d’arithmétique quant à lui, porte sur les quatre types d’opérations numériques de base et sur les conversions mathématiques. Lors de cette épreuve, on ne peut faire appel à des moyens électroniques de calcul. Cette épreuve a pour objet de tester les aptitudes numériques, ainsi que les connaissances du candidat. Aussi, elle est notée sur 10 points et une note égale ou inférieure à 2,5 est aussi éliminatoire.

Pour pouvoir être déclaré admissible, le candidat doit avoir validé le stage de découverte ou en être dispensé réglementairement, avoir obtenu une note égale ou supérieure à 10 sur 20 points à l’épreuve écrite et sans note éliminatoire à l’une des deux épreuves ou en être dispensé réglementairement.

L’épreuve orale d’admission est notée sur 20 points et sa durée est de 20 minutes maximum. Elle est évaluée par un jury et a pour objet à partir d’un texte de culture générale du domaine social ou sanitaire d’évaluer la capacité du candidat à comprendre des consignes, à ordonner ses idées pour argumenter de façon cohérente et à s’exprimer. D’autre part, elle permet aussi d’évaluer lors de l’entretien avec le jury, la motivation du candidat, son projet professionnel ainsi que ses capacités à suivre la formation. Une note inférieure à 8 sur 20 à cette épreuve est éliminatoire.

L’enseignement et les stages lors de cette formation ont pour but d’acquérir un certain niveau de savoir module après module. A cet effet, nous pouvons prendre l’exemple du module pour lequel il faut être capable d’alerter les autorités compétentes de l’évolution de l’état du patient, mettre en œuvre les gestes de secours et d’urgence adaptés à la situation du patient et ce dans le respect des règles de sécurité et de confort, protéger le patient face à son environnement, installer le patient en position de sécurité en lien avec sa situation et son état, et assurer le conditionnement du patient en vue de son évacuation ou de son transport. Il est important d’acquérir des compétences ainsi que des savoirs théoriques, procéduraux, et pratiques.

A la fin de la formation, et pour être reçu au diplôme, il faut avoir validé l’ensemble des modules aussi bien au niveau théorique qu’en stages. En cas d’échec à certains modules une nouvelle inscription est nécessaire, mais seulement pour les modules qui n’ont pas été validés. La fin de formation est clôturée par l’obtention d’un diplôme d’état, le D.E.A. ou Diplôme d’Etat d’Ambulancier. Celui-ci est délivré par la DRASS (Direction Régionale des Affaires Sanitaires et Sociales) ou équivalent à l’issue de la formation et de la réussite à l’ensemble des épreuves de validation.

Par la suite, on peut se faire embaucher dans une entreprise privée ou dans un établissement, ou alors compléter sa formation en validant les modules pour le diplôme d’aide-soignant, et même poursuivre par la formation d’infirmier pendant 3 ans.

 

Durée de la formation

La formation d’ambulancier comprend 630 heures au total, dont 455 heures de formation théorique et clinique en institut durant 13 semaines, et 175 heures de stages durant 5 semaines. L’enseignement en institut comprend huit modules, dispensés sous forme de cours magistraux, de travaux dirigés, de travaux de groupe et de séances d’apprentissages pratiques et gestuels.

Le temps est réparti comme suit selon les modules : 105 heures pour le module 1 qui a pour thème d’assurer les gestes adaptés à l’état du patient, 70 heures pour le module 2 portant sur l’appréciation de l’état clinique d’un patient, 35 heures pour le module 3 portant sur le respect des règles d’hygiène et la participation à la prévention de la transmission des infections, 70 heures pour le module 4 portant sur l’utilisation des techniques préventives de manutention et des règles de sécurité pour l’installation et la mobilisation des patients, 70 heures pour le module 5 portant sur l’établissement d’une communication adaptée au patient et à son entourage, 35 heures pour le module 6 avec pour thème d’assurer la sécurité du transport sanitaire, 35 heures pour le module 7 portant sur la recherche, le traitement et la transmission des informations pour assurer la continuité des soins, et enfin 35 heures pour le module 8 concernant l’organisation des activités professionnelles dans le respect des règles et des valeurs de la profession.

 

Ce qu’il faut savoir

ambulanceAprès son diplôme, l’ambulancier qui est embauché dans un SMUR (service mobile d’urgence et de réanimation) devra suivre une Formation complémentaire d’Adaptation à l’Emploi (FAE). Cette formation est assurée par les CESU (centres d’enseignement des soins d’urgences) et dure 4 semaines.

La formation comprend quatre modules d’enseignement dont radiotéléphonie, hygiène, décontamination et désinfection, situation d’exception et participation à la prise en charge d’un patient au sein d’une équipe médicale. Elle comprend aussi un stage dans un service mobile d’urgence et de réanimation durant une semaine, et un stage de sécurité routière et de conduite en état d’urgence.

L’ambulancier est chargé d’assurer, sur prescription médicale, le transport des malades, des blessés et des parturientes auprès des établissements de soins, de cure et de réadaptation, ou de raccompagner les bénéficiaires de soins à leur domicile, au moyen de véhicules spécialement adaptés. Il est à la fois un conducteur expérimenté et un auxiliaire médical capable de dispenser des soins d’urgence. Les ambulanciers font partie intégrante de la chaîne des soins. Au moment de la prise en charge, il aide le malade à s’installer dans l’ambulance et surveille son état durant le trajet. Il assure également l’entretien courant du véhicule et du matériel qui lui est confié. Il doit également remplir et tenir à jour les documents administratifs et le dossier de transport. La profession d’ambulancier est donc un métier où le contact avec le malade et la passion de la conduite sont indissociables.

On compte environ 35.000 ambulanciers diplômés en France. Cette profession s’exerce essentiellement dans le secteur privé au sein d’une entreprise de transport sanitaire mais aussi dans le secteur public (service de transport d’un établissement hospitalier, SMUR).

Dans le secteur privé, les ambulanciers relèvent de la convention nationale des transports routiers et activités auxiliaires et des dispositions du code du travail. Par ailleurs dans le secteur public, (établissements publics hospitaliers) les conducteurs ambulanciers relèvent de la fonction publique hospitalière.

Les ambulanciers peuvent devenir aides-soignants s’ils le souhaitent. Ils sont alors exemptés de passer le concours d’entrée en école d’aide-soignant. Leur formation les dispense de suivre certaines unités de formation comme 2, 4, 5 et 7. Ils doivent suivre uniquement la 1, 3, 6 et la 8. Ceci correspond à 9 semaines d’enseignement théorique et 6 stages de 4 semaines chacun, soit une formation totale de 33 semaines. Ils peuvent aussi tenter la voie de la validation des acquis et de l’expérience (VAE) en fonction de leur parcours professionnel antérieur (notamment les ambulanciers hospitaliers ayant travaillé ou travaillant en SMUR et/ou dans un service d’urgence).

L’enseignement en stage est réalisé en milieu professionnel dans le secteur sanitaire, en établissement de santé et en entreprise de transport sanitaire. Ils sont réalisés dans les structures telles que les services de court ou moyen séjour (personnes âgées ou handicapées, pédiatrie ou rééducation fonctionnelle), les services d’urgence, le SAMU ou SMUR avec passage en salle d’accouchement si possible ou stage optionnel supplémentaire en service d’urgence, et l’entreprise de transport sanitaire.

Pour accéder à des informations plus détaillés, il est préférable de remplir un formulaire afin de se mettre au courant de toutes les possibilités pouvant se présenter à tout un chacun.

 

Le salaire d’ambulancier

Le salaire d’un ambulancier diplômé varie d’environ 1200 euros en début de carrière, à 2000 euros en fin de carrière. Il peut être différent d’une entreprise à l’autre et selon l’ancienneté. Dans la fonction publique, les ambulanciers appartiennent à la catégorie C et leur corps se décompose en 3 grades.

Tout d’abord le conducteur ambulancier de 2ème catégorie rémunéré à l’échelle 4 comptant 11 échelons, indice majoré 283 à 368. Ceux-ci peuvent être promus en 1ère catégorie, les conducteurs ambulanciers de 2ème catégorie ayant atteint au moins le 5ème échelon de leur grade et comptant au moins 6 ans de services effectifs dans leur grade.

Ensuite le conducteur ambulancier de 1ère catégorie rémunéré à l’échelle 5 comptant 11 échelons, indice majoré 285 à 392. Ils peuvent être promus en hors catégorie, les conducteurs ambulanciers de 1ère catégorie ayant atteint au moins 2 ans d’ancienneté dans le 6ème échelon de leur grade et comptant au moins 5 ans de services effectifs dans leur grade.

Enfin le conducteur ambulancier hors catégorie rémunéré à l’échelle 6 comptant 7 échelons, indice majoré 324 à 416 + 1 spécial indice majoré 430. Ils perçoivent l’indemnité de sujétion spéciale, la prime de service, des indemnités horaires pour travaux supplémentaires, primes et indemnités liées aux conditions de travail.

En fonction de leur mission, leur salaire mensuel est majoré de 20 points pour les conducteurs ambulanciers affectés, à titre permanent, à la conduite des véhicules d’intervention des unités mobiles hospitalières agissant dans le cadre d’un service d’aide médicale urgente ou d’un service mobile d’urgence et de réanimation. Un ambulancier salarié du public perçoit donc une rémunération allant d’environ 1285 euros brut en début de carrière à 1886 euros bruts en fin de carrière sans compter les primes spécifiques.

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