La formation d’aide-soignante

aide soignante

Le métier d’aide-soignante fait partir des professions du paramédical qui s’exercent tout proche des services de personnes hospitalisées. C’est un métier qui s’appuie sur les soins relationnels, l’aide-soignante assurant le confort et l’hygiène des patients. Elle doit également apporter son soutien aux personnes dépendantes concernant toutes les tâches journalières. Ces personnes sont soit hospitalisées dans des services, soit à domicile via le HAD (Hospitalisation à Domicile) ou les SSIAD (Services de Soins Infirmiers à Domicile).

aide soignanteLe rôle de l’aide-soignante est de dispenser des soins de prévention, de maintien, de relation et d’éducation à la santé pour préserver et restaurer la continuité de la vie, le bien-être et l’autonomie de la personne. Ceci dans le cadre du rôle de l’infirmière, et en collaboration avec elle, ainsi que sous sa responsabilité.

L’aide-soignante exerce à cet effet son activité sous la responsabilité de l’infirmière. Intégrée dans une équipe de soins, l’aide-soignante assiste cette dernière dans les activités de soins au quotidien. Elle contribue au bien-être des malades, en accompagnant ceux-ci dans tous les gestes au quotidien et en les aidant dans le maintien de leur autonomie. L’aide-soignante assure les soins d’hygiène et de confort des patients tels que : la toilette, le repas, la réfection des lits, l’accueil, le transfert des patients, leurs installations et bien d’autres. Elle transmet par la suite ses observations par écrit et par oral, ceci en vue d’assurer la continuité des soins. De plus, elle participe à la réalisation des animations à destination de personnes admises dans des centres de soins de suite, mais aussi de rééducation. L’aide-soignante ne peut donc pas exercer seule et de façon autonome ses fonctions.

La formation conduisant à ce métier diplôme un peu plus de 18.000 personnes par an, et ce chiffre ne cesse de grimper pour répondre aux besoins des lieux de soins.

 

Quelques informations sur la formation

La formation d’aide-soignante suit des principes, ainsi que des méthodes pédagogiques. Parmi ceux-ci nous notons la progression de l’élève dans le cadre du projet pédagogique de l’Institut, le développement des capacités d’initiative de l’élève visant à un exercice professionnel responsable, et le suivi pédagogique individualisé de l’élève pour pouvoir mesurer sa progression.

Le découpage de la partie théorique de l’enseignement est fait sous la forme de huit modules qui permettent l’acquisition de huit compétences au statut fondamental. Pour chacun, il est dispensé des cours magistraux, mais aussi des travaux dirigés. Ces modules sont : L’accompagnement d’une personne dans les activités de la vie quotidienne, l’état clinique d’une personne, les soins, l’ergonomie, relation – communication, l’hygiène des locaux hospitaliers, la transmission des informations, et l’organisation du travail. Aussi, chaque compétence fait l’objet d’une validation spécifique.

D’autre part, plusieurs sortes d’épreuves peuvent être données pour évaluer les modules de la formation. Parmi elles, nous avons : les épreuves écrites (questions à réponse ouverte et courte, questions à réponse rédactionnelle, questions à choix multiples, cas cliniques ou productions écrites), les épreuves orales (entretien avec un jury sur un sujet, exposé d’un thème) qui peuvent être individuelles ou collectives, les épreuves pratiques (préparation et réalisation de gestes techniques en salle de travaux pratiques ou en structure de soins), la mise en situation professionnelle (participation du candidat à la prise en charge d’une personne dans la réalisation d’une ou de plusieurs activités de la vie quotidienne ou d’un ou plusieurs soins, dans des structures où le candidat est en stage depuis au moins 5 jours).

Les stages sont réalisés en milieu professionnel. Ce peut être soit dans le secteur sanitaire, soit dans le social ou médico-social, en établissement ou encore à domicile. Dans le cadre de l’unité de formation des soins, quatre semaines de stages minimum se déroulent dans un établissement de santé, en unité de court séjour. Le stage de l’unité d’hygiène des locaux hospitaliers se déroule dans un établissement de santé. De plus, le stage est organisé en fonction du projet professionnel de l’élève.

La formation doit permettre à chaque élève d’acquérir des compétences lui permettant de contribuer à une prise en charge globale des personnes en milieu hospitalier ou extra-hospitalier. A chaque stage, les responsables de l’accueil et de l’encadrement de l’élève évaluent son niveau d’acquisition pour chacune des unités de compétences, sur la base d’un support d’évaluation. Au terme des six stages, l’équipe pédagogique réalise le bilan des acquisitions de l’élève en établissant le total obtenu à chaque unité de compétence. Chaque compétence est validée si l’élève aide-soignante obtient une note au moins égale à la moyenne pour chacune d’elles.

Il est important de noter que les candidats titulaires du diplôme professionnel d’auxiliaire de puériculture sont dispensés de certaines unités de formation. Les candidats titulaires du diplôme d’Etat d’auxiliaire de vie sociale, ou de la mention complémentaire d’aide à domicile, ou même du titre professionnel d’assistant(e) de vie aux familles, sont aussi dispensés de certains modules.

formation aide soignanteAu sein des établissements hospitaliers publics, le Directeur peut faire appel, et ce par tout moyen d’information approprié, aux candidatures des agents des services hospitaliers qualifiés de l’établissement, réunissant au moins huit ans de fonctions dans ce grade. Ces candidatures lui sont transmises, accompagnées d’une lettre de motivation de l’agent et de l’avis du supérieur hiérarchique, ainsi que des éléments d’appréciation portant sur : le contenu du dossier individuel de l’agent comportant les appréciations littérales et notations des trois dernières années, la diversité des services dans lesquels l’agent a exercé ses fonctions et l’intégration de l’expérience acquise dans ses comportements professionnels, les formations suivies en cours d’emploi préparant aux fonctions d’aide-soignante, les capacités de rédaction et de mémorisation vérifiées par un organisme déclaré chargé de la formation professionnelle continue qui a connaissance du contenu de la formation conduisant au diplôme d’Etat d’aide-soignante. La liste des candidat(e)s recrutés en qualité d’aide-soignant(e) stagiaire est arrêtée par l’autorité investie du pouvoir de nomination dans l’établissement, après avis de la commission administrative paritaire compétente recueilli sur l’ensemble des candidatures. La formation est la même que celle préparant au diplôme d’Etat d’aide-soignant. La validation de cette formation est subordonnée à la moyenne des trois notes obtenues par les aides-soignants stagiaires au cours de la formation, résultant de : la moyenne des notes de l’ensemble des épreuves théoriques, la moyenne des mises en situation et de l’épreuve pratique, la moyenne des moyennes obtenues à chaque évaluation de stage et unités de compétence. De plus, la moyenne totale doit être supérieure à 10 sur 20 pour que la formation soit validée.

En cas de non-validation d’une épreuve, le candidat doit se présenter à une épreuve de rattrapage. D’autre part, la liste des aides-soignants stagiaires dont la formation a été validée est transmise par la direction de l’établissement de formation à l’autorité investie du pouvoir de nomination dans l’établissement qui décide de leur titularisation. Ceci après avis de la commission administrative paritaire compétente. Ceux des agents dont la formation n’a pas été validée réintègrent le grade d’agent des services hospitaliers qualifiés.

Concernant la validation des acquis de l’expérience, elle est réglementée par l’arrêté du 25 janvier 2005 relatif aux modalités d’organisation de la validation des acquis de l’expérience pour l’obtention du diplôme professionnel d’aide-soignant. Pour accéder au diplôme professionnel d’aide-soignant par cette voie, le candidat doit justifier des compétences professionnelles acquises dans l’exercice d’une activité salariée, non salariée ou bénévole, en rapport direct avec le contenu de ce diplôme c’est à dire, avoir réalisé des soins d’hygiène et de confort, en établissement ou au domicile d’une personne. Le candidat au diplôme par ce mode d’accès doit, dans un premier temps, déposer un livret de recevabilité de demande de validation des acquis de l’expérience. Si la demande est recevable, le candidat doit suivre un module de formation obligatoire de 70 heures, déposer un livret de présentation des acquis de son expérience et se présenter à un entretien devant un jury, à l’issue duquel le candidat peut obtenir le diplôme ou la validation d’une ou plusieurs unités de compétences ou dans le cas contraire, aucune.

 

Durée de la formation

La formation d’aide-soignante comporte 1 435 heures d’enseignement théorique et clinique, en institut et en stage. Elle peut se faire de façon continue ou discontinue sur une période ne pouvant excéder deux ans. La partie théorique est découpée en huit modules pour 17 semaines correspondant à 595 heures d’enseignement et la partie pratique correspond à six stages de 24 semaines, soit 840 heures effectués en milieu professionnel. Il est important de souligner ici que la présence aux enseignements est obligatoire. Chaque rentrée s’effectue en fonction de l’Institut soit la première semaine du mois de janvier, soit la première semaine du mois de septembre.

 

Ce qu’il faut savoir sur la formation et le métier

Devenir aide soignantePour se prévaloir du statut d’aide-soignante, il est nécessaire d’avoir le « Diplôme d’État d’aide- soignant » conformément à la loi du 22 juillet 1994. Celui atteste des compétences requises pour exercer ce métier et s’obtient au bout d’une formation, payante, de 10 mois. C’est une formation qui est ouverte aux personnes d’au moins 17 ans, sans condition de diplôme. D’autre part, le diplôme d’Etat d’aide-soignant peut également être obtenu par la validation des acquis de l’expérience (VAE). Le candidat doit alors justifier des compétences professionnelles acquises dans l’exercice d’une activité salariée ou bénévole, en rapport direct avec le contenu du diplôme.

Dans ce métier, il y a des aspects très pratiques comme lever les malades, faire sa toilette, distribuer les plateaux-repas et autres. Mais il y a aussi des aspects plus relationnels. Il faut être à l’écoute du malade en permanence. En touchant celui-ci, on déclenche ses plaintes, ses confidences, et même ses angoisses. Il faut savoir écouter sans juger, tenir compte de chaque personne, et de chaque situation.

Parmi les huit activités qui constituent le référentiel des activités de la profession, nous pouvons noter : le fait de dispenser des soins d’hygiène et de confort à la personne, l’observation de la personne et la mesure des principaux paramètres liés à son état de santé, l’aide à l’infirmier pour la réalisation des soins, l’entretien de l’environnement immédiat de la personne et la réfection des lits, l’entretenir des matériels de soins, la transmission des observations par oral et par écrit pour maintenir la continuité des soins. Aussi, il faut savoir accueillir, informer et accompagner les personnes et leur entourage, mais aussi accueillir et accompagner des stagiaires en formation.

Il est de rigueur de remplir un formulaire pour en savoir plus sur la formation en question, afin d’être renseigné avec précision et selon votre situation.

 

Le salaire de l’aide-soignante

Le salaire de l’aide-soignante varie en fonction de nombreux critères comme le type de contrat, l’échelon d’ancienneté, les primes possibles, les postes de nuits et de week-end, mais aussi le type de service et les structures des soins, qu’elles soient privées ou publiques. Et d’après les dernières statistiques connues, une aide-soignante toucherait entre 1.250 et 3.000 euros.

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